Infractions continues
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Vol, manipulation informatique et falsification de documents dans le vol de carburant
La Cour suprême (TS) a confirmé la condamnation de plusieurs travailleurs qui ont conçu un plan pour voler du carburant d'une station-service dans le port de Barcelone. Pour y parvenir, ils ont déconnecté les systèmes de sécurité et les caméras de surveillance, modifié des documents informatiques (comme des feuilles Excel) pour dissimuler le manque de carburant et, en outre, ont créé des "bordereaux" ou informaticiens (comme des feuilles Excel) pour cacher le manque de carburant et ont également créé des "bons de livraison" ou justificatifs de sortie complètement faux, comme si le carburant avait été légalement vendu alors qu'en réalité ce n'était pas le cas.
Ces travailleurs avaient déjà été condamnés par un tribunal pénal pour plusieurs délits: vol continu (pour le vol de carburant), manipulation informatique et, dans le cas de l'un d'entre eux, falsification de documents. De plus, ils devaient payer le coût du carburant volé, les impôts et la sanction fiscale que l'entreprise a dû supporter à cause du vol.
Bien qu'ils aient présenté des recours en affirmant, entre autres, qu'ils n'avaient manipulé que des photocopies et non des documents originaux (et donc qu'il n'y aurait pas de délit de falsification), et que déconnecter le système de caméras ne devrait pas être considéré comme un délit grave de manipulation informatique, la TS ne leur donne pas raison. Elle explique que les documents falsifiés étaient complètement inventés et semblaient réels, ce qui constitue bien une falsification de documents. Elle considère également que interrompre le système de surveillance a rendu inaccessible un système informatique clé dans une zone dangereuse, d'où la gravité du délit. Enfin, elle confirme l' obligation d'indemniser l'entreprise pour les dommages causés, y compris les impôts et les amendes.
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Crimes d'appropriation indue et d'escroquerie
Appropriation de sommes remises pour finaliser une promotion immobilière Le cas tourne autour d'une promotion immobilière à Riogordo (Málaga), de 20 logements, gérée par une société promotrice. Dans une première étape, deux personnes figuraient comme administrateurs solidaires (bien qu'un d'eux s'occupait de la gestion quotidienne). Entre 2008 et 2009, plusieurs logements ont été vendus et les acheteurs ont remis des sommes à compte. À certains, on a même donné les clés, bien que les travaux n'étaient pas réellement terminés (on parlait d'un 90 %), l'acte n'a pas été attribué et l'entreprise de construction a fini par abandonner en raison de non-paiements. Le résultat fut que les acheteurs se retrouvaient à vivre dans des maisons sans actes et sans une situation claire au registre. Un certain temps après, ces administrateurs ont vendu leurs participations et un troisième responsable est entré comme administrateur unique. Ce nouvel administrateur connaissait le problème précédent, mais a tout de même demandé à certains acheteurs de l'argent supplémentaire (par exemple, 8 000 euros) sous prétexte que c'était pour terminer la promotion. Ce qui est pertinent, c'est que cet argent n'a pas été destiné à ce qui avait été promis ni remboursé. De plus, entre 2010 et 2011, de nouvelles ventes de logements ont eu lieu dans des conditions similaires, et plus tard, l'ensemble des 20 logements a été vendu à une autre entreprise, générant un conflit sérieux entre ceux qui avaient acheté auparavant et ceux qui apparaissaient ensuite comme titulaires. La Cour provinciale a acquitté les deux premiers administrateurs (il n'a pas été prouvé qu'ils avaient détourné l'argent), mais a condamné le dernier pour appropriation indue aggravée et pour escroquerie. La Cour suprême (TS) a confirmé la condamnation et a rejeté le recours car elle n'a pas accepté de rouvrir l'évaluation de la preuve et a considéré correcte le refus de nouveaux documents car ils se référaient à des faits ultérieurs et n'étaient pas pertinents pour ce qui était jugé.
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